DVD Vies de Château

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L’histoire présente du château commence par un coup de foudre. Le 22 septembre 2012, Philippe, 22ème prince de Chimay, dont l’aïeul permit le brassage de la Trappiste locale, épouse - en 3ème noces - Françoise dont le grand père - au lendemain de la seconde guerre mondiale - créa la célèbre Jupiler. Les Chimaciens parlent d’un coup de baguette magique, d’un mariage princier aux allures de conte de fée. Car la nouvelle princesse de Chimay, a sauvé « leur » château. Sous sa houlette, la vie va tambour battant : « un tourbillon ! », sourit son prince. Son mariage d’amour avec Françoise a rendu la vie au patrimoine familial, ce qui n’empêche pas ce bûcheron de continuer à gérer le parc du haut du tracteur qu’il a reçu en guise de cadeau de noces.

Dans un décor flamboyant de traditions revisitées, les princes accueillent aujourd’hui musiciens et artistes contemporains dans d’étranges face-à-face avec les aïeux et les fantômes des cimaises.

Parmi eux, la princesse douairière aime la compagnie des fantômes. Née le même jour que la reine Fabiola dont elle était l’amie, Elisabeth de Chimay – 91 ans aujourd’hui – se tient à la disposition des visiteurs, chaque après-midi, dans le salon des portraits où elle dédicace ses livres « Fin d’un siècle » et « La princesse des Chimères » consacré à la vie mouvementée de Thérésia Cabarrus. Cette princesse scandaleuse, égérie de la Révolution française, a épousé le 16e prince de Chimay. Elle est surtout connue pour avoir profité de sa liaison avec Jean-Lambert Tallien, bras droit de Robespierre, afin de sauver de nombreuses têtes de l’échafaud. Après avoir échappé elle-même à la guillotine, elle finit sa vie comme princesse de Chimay.

Nostalgique et facétieuse, Elisabeth de Chimay a de vrais dons de conteuse. Elle nous raconte la grande et les petites histoires de la famille en soulignant que toutes les épouses arrivant au château ont toujours dû construire leur image aux yeux des habitants. Car le statut princier qui était acquis aux héritiers mâles de la lignée n’était aucunement automatique pour les « pièces rapportées ». La princesse Elisabeth raconte aussi comment, de tout temps, les princes ont du se battre pour sauvegarder ce château bâti avant l’an 1000 et maintes fois dévasté par les guerres des empires français et germaniques. Les femmes, surtout, ont investi leur fortune pour maintenir la maison en état : d’Emilie Pellapra (1806-1871) qui a construit le petit théâtre « Renaissance » jusqu’à Françoise et Philippe aujourd’hui, qui en ont fait leur projet de vie.

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